Les hippopotames d’Escobar


Alors qu’il régnait sur son empire de trafic de drogue dans les années 80, Pablo Escobar avait importé des girafes, des lions et des hippopotames pour peupler le zoo qu’il avait construit dans son domaine voisin de Medellin, Hacienda Napoles. « Quand l’État a confisqué Hacienda Napoles, on a pu replacer les lions et les girafes, d’autres animaux exotiques, comme les rhinocéros, se sont échappés et sont morts. Mais les hippopotames sont très résistants. »

Seulement quatre hippopotames se sont évadés du zoo de Pablo Escobar, mais ils se sont rapidement reproduits et, plus de 25 ans plus tard, ils sont désormais entre 60 et 80. Ils font peur aux pêcheurs et ont été retrouvés à plus de 200 km de leur zoo d’origine.  Ils ont été importés illégalement par Pablo Escobar et n’ont pas de prédateurs naturels. On a envisagé la stérilisation, mais c’est dangereux et très cher.

Deux biologistes américains,  étudient les hippopotames de Colombie. « On les appelle des architectes d’écosystèmes, parce que leur activité transforme leur habitat, pour le moment, on ne voit pas beaucoup d’effets négatifs sur la qualité de l’eau, les tortues et le type de poissons dans les cours d’eau, comme en Afrique, mais on devrait voir ces effets négatifs d’ici 10 à 20 ans. Je m’attends à des effets négatifs sur les lamantins, des herbivores moins efficaces. Le bassin de la Magdalena est immense, des centaines de milliers de kilomètres carrés, alors les hippopotames peuvent se multiplier à l’infini. »

Expliquer à l’aide du texte comment l’action de l’Homme impacte son environnement